Qualité des preuves 4.0/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 4/5
- D2 Autorité des sources
- 4/5
- D3 Arithmétique
- 5/5
- D4 Incertitude
- 4/5
- D5 Portée
- 4/5
- D6 Prose
- 4/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 3/5
- D8 Complétude des réserves
- 4/5
≈ Aussi probable que
Perçu
La famine est perçue comme un problème du passé — quelque chose qui est arrivé en Éthiopie dans les années 1980, en Irlande dans les années 1840, ou en Chine sous Mao. La perception moderne dans les pays à hauts revenus est que les systèmes de production et de distribution alimentaires ont résolu le problème. Ce n'est pas le cas. La sécheresse reste la catégorie la plus meurtrière de catastrophe liée au climat au cours du dernier demi-siècle, et la tendance depuis 2018 a inversé des décennies de progrès. L'OMS, l'OMM et le PAM décrivent tous une crise mondiale de la faim qui s'intensifie et non qui recule.
Estimation approximative : la plupart des gens dans les pays à hauts revenus placeraient le risque de famine près de zéro pour le monde d'aujourd'hui — le bilan réel en cours se compte en dizaines de milliers par an
Source : intuition éditoriale, sans sondage
Réel
~10 000-15 000 décès attribuables à la sécheresse par an dans le monde (estimation centrale de l'ère moderne)
adultes à l'échelle mondiale
Voir le calcul
L'Atlas de mortalité de l'OMM (1970-2019) a recensé 650 000 décès liés à la sécheresse sur 50 ans, soit une moyenne de 13 000 par an. Cette moyenne est fortement influencée par les événements catastrophiques des années 1970-1980 (Éthiopie, Soudan, Mozambique). La mortalité annuelle par sécheresse de l'ère moderne est plus faible mais en hausse : les années 2020 ont vu des conditions de famine renouvelées dans la Corne de l'Afrique, au Yémen, au Soudan et à Gaza. En utilisant la moyenne OMM sur 50 ans de 13 000/an comme estimation centrale : taux annuel = 13 000 / 5 000 000 000 = 2,6 × 10⁻⁶. Cumulé sur 59 ans : 1 − (1 − 2,6e-6)^59 ≈ 1,53 × 10⁻⁴, soit environ 1 sur 6 500. La bande d'incertitude utilise un minimum de ~3 000 décès/an (base moderne optimiste, bas : 3,54e-5) et un maximum de ~30 000/an reflétant les années avec crises aiguës (haut : 3,54e-4).
Réserves : Le chiffre de 13 000 décès/an est une moyenne sur 50 ans qui masque une variatio…
Le chiffre de 13 000 décès/an est une moyenne sur 50 ans qui masque une variation énorme. La seule famine éthiopienne de 1983 a tué environ 400 000 personnes ; plusieurs années récentes ont enregistré moins de 1 000 décès directement attribués à la sécheresse. Le bilan de l'ère moderne dépend fortement de la question de savoir si les crises en cours (Corne de l'Afrique 2022-2023, Soudan 2024, Gaza 2024) sont classées comme causées par la sécheresse ou par les conflits. L'attribution est intrinsèquement difficile car la sécheresse tue indirectement — par la perte des récoltes, la mort du bétail, la contamination de l'eau, l'immunité affaiblie par la malnutrition et les déplacements — plutôt que par un unique événement discret. L'OMS classe la malnutrition et un risque accru de maladies infectieuses (choléra, diarrhée, pneumonie) parmi les effets de la sécheresse sur la santé. Pour les résidents des pays à hauts revenus dotés de chaînes d'approvisionnement alimentaire diversifiées, le risque personnel de famine par sécheresse est effectivement nul dans les conditions actuelles.
Comment le risque varie
Le chiffre principal est une moyenne sur des situations très différentes. Voici comment la probabilité varie selon le scénario ou le contexte :
1 sur 1 000
Historically the epicenter of drought-famine mortality. Ethiopia, Sudan, Somalia, and the Sahel belt account for the majority of global drought deaths. Recurrent crises in 2011, 2017, 2022-2023.
1 sur 5 000
Large populations dependent on monsoon-fed agriculture; drought years trigger food crises, though famine-prevention systems have improved since the 1970s.
1 sur 200 000 000
Diversified food supply chains, strategic grain reserves, and social safety nets make drought-famine deaths effectively unknown in the modern era.
La longueur et la teinte de la barre classent ces scénarios les uns par rapport aux autres, pas par rapport à d'autres risques. Les probabilités exactes sont indiquées à côté de chacun.
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Choisir le comparé
La sécheresse est la catégorie la plus meurtrière de catastrophe liée au climat. L’Atlas de mortalité de l’Organisation météorologique mondiale, couvrant la période 1970-2019, attribue 650 000 décès à la sécheresse sur ce demi-siècle — une moyenne de 13 000 par an, davantage que les tempêtes (577 000), les inondations (59 000) ou les températures extrêmes (56 000) sur la même période. Plus de 91 % de ces décès sont survenus dans des pays en développement, l’Afrique subsaharienne supportant le fardeau le plus lourd : la sécheresse a représenté 95 % de tous les décès liés au climat sur le continent. Au taux moyen sur 50 ans, la probabilité globale pour un adulte de mourir d’une famine induite par la sécheresse au cours de sa vie est d’environ 1 sur 6 500.
La perception dans les pays à hauts revenus est que la famine est un problème résolu — une relique de l’agriculture pré-moderne et de l’extraction coloniale. Les données disent le contraire. Les années 2020 ont vu des conditions de famine renouvelées dans la Corne de l’Afrique, au Yémen, au Soudan et à Gaza, le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire catastrophique (Phase 5 de l’IPC) ayant plus que doublé pour atteindre 1,9 million en 2024 — le chiffre le plus élevé jamais enregistré. L’OMS souligne que la sécheresse tue indirectement : les pertes de récoltes et la contamination de l’eau affaiblissent le système immunitaire, et la plupart des décès liés à la famine sont finalement causés par des maladies infectieuses dans des populations malnutries plutôt que par la famine elle-même. Cette voie indirecte rend l’attribution difficile et conduit presque certainement à un sous-comptage systématique dans les bases de données officielles sur les catastrophes.
La moyenne sur 50 ans de 13 000 décès/an lisse une variation extrême. La famine éthiopienne de 1983 a tué à elle seule environ 400 000 personnes ; plusieurs années récentes ont enregistré moins de 1 000 décès directement attribués à la sécheresse. Mais la tendance depuis 2018 est à la hausse, alimentée par les intersections conflit-sécheresse où la guerre perturbe la distribution alimentaire dans des régions déjà fragilisées par la sécheresse. Les modèles climatiques projettent des sécheresses plus fréquentes et plus sévères dans les tropiques et les subtropiques, suggérant que le déclin à long terme de la mortalité par famine pourrait s’être déjà inversé.
Pour aller plus loin
La sécheresse tue encore, selon les estimations, 10 000 à 15 000 personnes par an dans le monde, laissant à un adulte mondial une probabilité à vie d'environ 1 sur 6 500 de mourir d'une cause attribuable à la sécheresse. La plupart des habitants des pays à revenu élevé estiment le risque de famine proche de zéro dans le monde moderne.
Registre des sources
Chaque chiffre ci-dessous correspond à ce que la source a rapporté, avec la citation textuelle sur laquelle nous nous sommes appuyés et la méthode de calcul. Cliquez sur un lien pour vérifier directement.
3/3 sources vérifiées de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée
-
[1] World Meteorological Organization — Weather-related disasters increase over past 50 years, causing more damage but fewer deaths (WMO Atlas press release) Vérifié
Weather-related disasters increase over past 50 years, causing more damage but fewer deaths (WMO Atlas press release)- Statistique
Droughts caused 650,000 deaths from 1970 to 2019, making them the deadliest category of climate-related disaster over this period; more than 91% of these deaths occurred in developing countries- Extrait
“"Of the top 10 disasters, the hazards that led to the largest human losses during the period have been droughts (650 000 deaths). More than 91% of these deaths occurred in developing countries. Droughts led to the highest number of deaths [in Africa], accounting for 95% of all lives lost in the region." ”
- Données source de
- 2021-09-01
- Consulté le
- 2026-05-03 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- The WMO press release for the Atlas of Mortality and Economic Losses (1970–2019) reports 650,000 drought deaths over 50 years — an annual average of 13,000. Applied to a global adult population of 5 billion: annual rate 2.6e-6; compounded over 59 years: ~1.53e-4. The 50-year average smooths over extreme year-to-year variation (from near-zero in good years to 100,000+ during the 1983 Ethiopian famine). URL updated from publication landing page to the press release, where the quoted statistics appear on the page itself.
- Indépendance
- WMO analysis draws on the EM-DAT disaster database but applies independent verification and is methodologically separate from the WHO drought health topic page below.
-
[2] World Health Organization — Famine and Health — Drought Vérifié
Famine and Health — Drought- Statistique
Drought may cause malnutrition and increased risk of infectious diseases including cholera, diarrhoea, and pneumonia- Extrait
“"Drought may have acute and chronic health effects, including: malnutrition due to the decreased availability of food...increased risk of infectious diseases, such as cholera, diarrhoea, and pneumonia, due to acute malnutrition." ”
- Données source de
- 2024-01-01
- Consulté le
- 2026-04-24 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- The WHO framing is useful for understanding the causal pathway: drought's health effects include malnutrition from decreased food availability and an increased risk of infectious diseases (cholera, diarrhoea, pneumonia) linked to acute malnutrition. This indirect mechanism makes attribution difficult and likely leads to systematic undercounting in disaster databases.
- Indépendance
- WHO health-topic analysis is independently authored from the WMO Atlas, though both organizations are UN agencies drawing on overlapping data.
-
[3] Food Security Portal (IFPRI), summarizing the Global Report on Food Crises 2024 Mid-Year Update — Catastrophe-Level Food Insecurity Highest Ever Recorded: GRFC Mid-Year Update Released Vérifié
Catastrophe-Level Food Insecurity Highest Ever Recorded: GRFC Mid-Year Update Released- Statistique
The number of people facing or projected to face IPC Phase 5 (Catastrophe/Famine) food insecurity more than doubled from 2023 to 2024, rising from just over 700,000 to 1.9 million people across four countries/territories — the highest figure ever recorded by GRFC reporting, driven primarily by the Gaza Strip and Sudan conflicts.- Extrait
“"The number of people facing or expected to face IPC Phase 5 (Catastrophe/Famine) food insecurity more than doubled from 2023 to 2024: from just over 700,000 people to 1.9 million people... This is the highest number ever recorded by GRFC reporting." ”
- Données source de
- 2024-09-05
- Consulté le
- 2026-07-03 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- Sources the body-prose claim that catastrophic (IPC Phase 5) food insecurity reached 1.9 million people in 2024, more than double the ~700,000 in 2023 and the highest total on record — the modern-era evidence that famine conditions are intensifying rather than retreating, referenced in the entry's framing of the 2020s trend reversal (Horn of Africa, Yemen, Sudan, Gaza).
- Indépendance
- Independently reported from the WMO Atlas and WHO sources above; draws on the Global Report on Food Crises (FSIN/Global Network Against Food Crises, a FAO/WFP/EU-backed partnership), a separate data pipeline from the EM-DAT disaster database underlying the WMO figures.







