Qualité des preuves 4.13/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 3/5
- D2 Autorité des sources
- 4/5
- D3 Arithmétique
- 5/5
- D4 Incertitude
- 4/5
- D5 Portée
- 4/5
- D6 Prose
- 5/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 3/5
- D8 Complétude des réserves
- 5/5
≈ Aussi probable que
Perçu
Dans les pays occidentaux, les crimes d'honneur apparaissent comme un phénomène lointain, culturellement exotique — quelque chose qui arrive ailleurs, à d'autres. Dans les pays et communautés de la diaspora où la pratique se concentre réellement, ils ne sont souvent pas perçus comme un « meurtre » du tout, mais comme une sanction sociale légitime, ce qui étouffe à la fois le signalement et la perception du risque personnel par la victime. Les données d'enquête sur le risque personnel perçu sont pratiquement inexistantes ; le déficit de connaissance va dans les deux sens.
Source : intuition éditoriale, sans sondage
Réel
jusqu'à ~5 000 par an dans le monde (estimation de l'ONU)
Adultes du monde (~5 milliards)
Voir le calcul
L'UNFPA (2000) cite « jusqu'à 5 000 » crimes d'honneur par an dans le monde comme estimation de borne supérieure, et l'OMS (2012) reprend le chiffre de ~5 000. Des sources évaluées par les pairs et des ONG (sources 2 et 3) soutiennent que le bilan réel est nettement plus élevé en raison de la mauvaise classification systématique des cas comme accidents, suicides ou décès indéterminés. Les crimes d'honneur sont massivement concentrés parmi les femmes d'Asie du Sud (Pakistan, Inde, Bangladesh, Afghanistan), de la région MENA (Irak, Jordanie, Syrie, Turquie, Iran), de certaines parties de l'Afrique subsaharienne et des communautés de la diaspora associées. La population à risque — les femmes vivant dans des contextes culturels où la pratique bénéficie d'une sanction sociale — est estimée à environ 600-800 millions. En prenant 700 millions comme estimation centrale : taux annuel = 5 000 / 700 000 000 = 7,14 × 10⁻⁶. Cumulé sur 59 ans : 1 − (1 − 7,14 × 10⁻⁶)⁵⁹ ≈ 4,2 × 10⁻⁴. La moyenne pour un adulte mondial (5 000 / 5 Md × 59 ans = 5,9 × 10⁻⁵ soit ~1 sur 17 000) est presque dénuée de sens car elle moyenne un risque concentré sur des milliards de personnes qui ne courent pratiquement aucun risque. Le cadrage par sous-groupe est la représentation honnête. La fourchette d'incertitude va du chiffre ONU de 5 000/an (que l'UNFPA formule comme « jusqu'à 5 000 ») à l'estimation supérieure des ONG de 20 000/an, croisée avec des estimations de population à risque de 500 M-1 Md.
Réserves : Le chiffre de moyenne mondiale est presque dénué de sens au niveau individuel. L…
Le chiffre de moyenne mondiale est presque dénué de sens au niveau individuel. Les crimes d'honneur sont géographiquement et démographiquement concentrés — principalement dans certaines parties de l'Asie du Sud (Pakistan, Inde, Bangladesh), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et dans les communautés de la diaspora en Europe occidentale. Les victimes sont massivement des femmes et des filles (90 %+), généralement pour des transgressions sexuelles ou comportementales perçues, notamment le refus d'un mariage arrangé, des relations extraconjugales ou — dans une circularité grotesque — avoir été violée. Le problème de mauvaise classification est grave : des études de Jordanie, du Pakistan et de Turquie constatent qu'une large part des cas sont enregistrés comme suicides ou accidents par les systèmes officiels, rendant le bilan réel inconnaissable. Le chiffre UNFPA de « jusqu'à 5 000 »/an date de 2000 et n'a pas été systématiquement mis à jour ; les travaux évalués par les pairs et des ONG soutiennent que le bilan réel est nettement plus élevé en raison de cette mauvaise classification. Le risque est pratiquement nul pour la majeure partie de la population mondiale et fortement élevé pour les femmes dans des contextes culturels et géographiques spécifiques.
Comment le risque varie
Le chiffre principal est une moyenne sur des situations très différentes. Voici comment la probabilité varie selon le scénario ou le contexte :
1 sur 16 949
Diluted across 5B adults; nearly meaningless individually
1 sur 2 000
HRCP recorded 405–590 honor killings/yr (2022–2025); activists estimate ~1,000/yr accounting for underreporting; ~110M women
1 sur 2 000
Intermediate prevalence; severe underreporting
1 sur 200 000
Effectively zero outside diaspora communities
La longueur et la teinte de la barre classent ces scénarios les uns par rapport aux autres, pas par rapport à d'autres risques. Les probabilités exactes sont indiquées à côté de chacun.
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Choisir le comparé
Le Fonds des Nations Unies pour la population a estimé le bilan annuel mondial des crimes d’honneur à environ 5 000 femmes et filles dans son rapport sur l’État de la population mondiale 2000, un chiffre cité par l’OMS et ONU Femmes au cours des décennies suivantes. Les revues par les pairs de la littérature décrivent ce chiffre comme un sous-comptage sévère : une part substantielle des cas est officiellement enregistrée comme suicide, accident ou décès indéterminé dans tous les pays où la pratique a été étudiée systématiquement — notamment le Pakistan, la Jordanie, la Turquie et l’Irak. Les estimations de terrain des ONG opérant dans ces régions sont trois à quatre fois plus élevées, suggérant un bilan mondial qui pourrait plausiblement dépasser 20 000 par an. L’Étude mondiale sur les homicides de l’ONUDC classe le crime d’honneur comme une sous-catégorie de l’homicide volontaire mais ne le désagrège pas de manière fiable de ses chiffres plus larges de féminicide, qui ont enregistré 85 000 homicides de femmes dans le monde en 2023. Le problème de données, en résumé, est structurel : les mêmes systèmes sociaux qui produisent ces meurtres les classifient aussi autrement.
L’écart de risque perçu ici n’est pas que les gens surestiment le danger — c’est que le sujet ne s’inscrit guère comme une catégorie de risque personnel pour la majeure partie de la population mondiale, alors qu’il reste une question de vie ou de mort pour des communautés spécifiques. La dynamique de mauvaise classification signifie que dans les contextes à haute prévalence, les victimes peuvent ne même pas concevoir leur situation en termes de risque personnel avant que la menace ne soit immédiate. La distribution concerne presque exclusivement les femmes et les filles — les estimations placent systématiquement les victimes féminines à 90 % ou plus du total — pour des transgressions perçues de normes comportementales ou sexuelles incluant le refus d’un mariage arrangé, le fait d’être vue avec un homme non apparenté, ou avoir été agressée sexuellement. Les auteurs sont massivement des membres masculins de la famille, et la violence est souvent planifiée et communautaire plutôt qu’impulsive.
La probabilité moyenne mondiale se traduit par un chiffre à vie d’environ 1 sur 27 millions pour un adulte mondial typique, un nombre composé presque entièrement de zéros structurels pour la majeure partie de la population mondiale. Le risque se concentre en Asie du Sud (les estimations pour le Pakistan seul suggèrent que le plancher mondial de 5 000 peut ne concerner que ce pays), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et dans les communautés de la diaspora en Europe occidentale. Dans ces zones géographiques, le dénominateur pertinent n’est pas « tous les adultes » mais « les femmes dans les communautés où la pratique a une sanction sociale » — une population beaucoup plus petite qui fait face à un risque absolu proportionnellement beaucoup plus élevé. Le chiffre principal est consigné ici pour exhaustivité et comparabilité ; les lecteurs dans des contextes à haute prévalence doivent le traiter comme une moyenne calculée sur une population qui, pour l’essentiel, ne fait face à aucun risque.
Pour aller plus loin
Pour les femmes des régions à forte prévalence, le risque à vie d'un crime d'honneur avoisine ~1 sur 2 400, à partir d'un plancher de l'ONU de ~5 000 morts par an dans le monde. Moyenné sur tous les adultes de la planète, le taux est bien plus faible, mais cette moyenne masque un risque fortement concentré.
Registre des sources
Chaque chiffre ci-dessous correspond à ce que la source a rapporté, avec la citation textuelle sur laquelle nous nous sommes appuyés et la méthode de calcul. Cliquez sur un lien pour vérifier directement.
2/4 sources vérifiées de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée
-
[1] United Nations Population Fund (UNFPA) — State of World Population 2000
State of World Population 2000- Statistique
Up to 5,000 women and girls killed annually in honor-related violence worldwide (UNFPA upper-bound estimate)- Extrait
“"Each year 2 million girls are at risk of genital mutilation, and up to 5,000 women and girls are the victims of so-called 'honour' killings." ”
- Données source de
- 2000-01-01
- Consulté le
- 2026-04-24 · copie archivée
- Calcul
- Primary annual figure: up to 5,000 deaths/year — the foundational UNFPA estimate from the State of World Population 2000 launch. UNFPA frames 5,000 as an upper bound ("up to"), while later peer-reviewed and NGO work (sources 2 and 3) argues it is a severe undercount. Applied to 5 billion global adults: 1.0e-6/year. Lifetime (59 yr): 1 − (1 − 1.0e-6)^59 ≈ 5.9e-5.
-
[2] International Journal of Environmental Research and Public Health / PMC — Honor Killings in the Eastern Mediterranean Region: A Narrative Review Vérifié
Honor Killings in the Eastern Mediterranean Region: A Narrative Review- Statistique
WHO estimate of ~5,000 honor murders/year worldwide; Pakistan: 4,101 honor crime cases reported to courts 1998–2003; 869 cases in 2013, ~1,000 in 2014, 1,100 in 2015; Jordan: 50 honor killings 2000–2010- Extrait
“"According to the World Health Organization (WHO) in 2012, it was estimated that around 5000 murders occur each year worldwide in the name of honor. … A total of 4101 cases of honor crimes have been reported to the court in the period between 1998 and 2003 [in Pakistan]. … in 2013, 869 cases of HK were reported, while in 2014, it was estimated as 1000 cases, and in 2015, there were 1100 cases. … In Jordan, 50 HKs were reported between the years 2000 and 2010." ”
- Données source de
- 2023-01-04
- Consulté le
- 2026-04-24 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- Peer-reviewed review corroborating the 5,000 floor (attributed to WHO 2012, not UNFPA as sometimes cited). Pakistan's court-reported data (869–1,100/year in 2013–2015) represents only cases that reach courts — evidence of the gap between officially recorded and actual cases. The SAGE Journals source (source 3) records the NGO worldwide upper estimate of ~20,000/year, supporting a substantial undercount multiplier. The high end of the uncertainty band uses a 4× multiplier: 20,000 / 5,000,000,000 = 4.0e-6/year → lifetime ≈ 2.36e-4.
-
[3] South Asia Research (SAGE Journals) — For the Sake of Family and Tradition: Honour Killings in India and Pakistan Vérifié
For the Sake of Family and Tradition: Honour Killings in India and Pakistan- Statistique
UNFPA estimates up to 5,000 honor killings of women and girls annually worldwide; some NGOs estimate as many as 20,000 annually worldwide- Extrait
“"The United Nations Population Fund (UNFPA) estimates that the annual worldwide number of honour killings is as high as 5,000 women and girls, though some non-governmental organizations (NGOs) estimate as many as 20,000 honour killings annually worldwide." ”
- Données source de
- 2020-01-01
- Consulté le
- 2026-07-01 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- Peer-reviewed source (D'Lima, Solotaroff & Pande 2020) confirming both bounds of the uncertainty band: the UNFPA ~5,000/year worldwide floor and the ~20,000/year worldwide NGO upper estimate. The 4× spread between the official UNFPA figure and the NGO estimate (5,000 → 20,000) is the basis for the upper uncertainty bound: 20,000 / 5,000,000,000 = 4.0e-6/year → lifetime ≈ 2.36e-4.
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[4] UN Women and UNODC — Femicides in 2023: Global Estimates of Intimate Partner/Family Member Femicides
Femicides in 2023: Global Estimates of Intimate Partner/Family Member Femicides- Statistique
85,000 women and girls killed intentionally worldwide in 2023; 60% (about 51,000) killed by intimate partners or other family members- Extrait
“"Globally, 85,000 women and girls were killed intentionally in 2023 and that 60 per cent of these homicides – 51,000 – were committed by intimate partners or other family members." ”
- Données source de
- 2024-11-25
- Consulté le
- 2026-07-04 · copie archivée
- Calcul
- Used only for body-text context on the broader female-homicide/femicide data landscape and the gap between total femicide counts and honor-killing-specific tracking; not used in this entry's native/ normalized calculation, which relies on the UNFPA/WHO/peer-reviewed honor-killing-specific figures above. This joint UNODC/UN Women brief is a distinct product from UNODC's separate "Global Study on Homicide" series and does not itself disaggregate honor killings as a named subcategory.
- Indépendance
- UNODC/UN Women femicide estimates are compiled from national crime and mortality statistics, separately from the honor-killing-specific UNFPA/ peer-reviewed literature cited above; used here for broader context only.







