Qualité des preuves 4.38/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 4/5
- D2 Autorité des sources
- 5/5
- D3 Arithmétique
- 3/5
- D4 Incertitude
- 4/5
- D5 Portée
- 5/5
- D6 Prose
- 5/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 4/5
- D8 Complétude des réserves
- 5/5
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- Vos facteurs
≈ Aussi probable que
Perçu
L'usage problématique des réseaux sociaux occupe une position inhabituelle dans le paysage public du risque : il est à la fois trop discuté dans les médias et sous-estimé en termes de prévalence clinique. Les parents, les éducateurs et les décideurs se concentrent fortement sur le risque adolescent, sous-pondérant souvent la proportion d'adultes qui atteignent eux aussi les seuils d'usage problématique sur des échelles validées. Dans le même temps, l'absence de diagnostic DSM-5 ou ICD-11 pour l'addiction aux réseaux sociaux (contrairement au trouble du jeu vidéo, entré dans l'ICD-11 sous le code 6C51 en 2022) crée une incertitude généralisée quant à savoir si le phénomène est réel, exagéré, ou simplement un usage intensif mal étiqueté comme trouble. Le discours populaire alterne entre traiter les réseaux sociaux comme légèrement générateurs d'habitude et les présenter comme une crise existentielle pour la santé mentale — les deux positions dépassent ce que montrent réellement les données épidémiologiques.
Estimation approximative : ~5-15 % des adultes
Source : intuition éditoriale, sans sondage
Réel
~5 % des adultes atteignent les critères stricts d'usage problématique des réseaux sociaux sur des échelles validées (regroupés sur des études représentatives ; classification monothétique/stricte)
adultes de plusieurs pays (estimation méta-analytique regroupée utilisant des classifications à seuil strict/monothétique)
Voir le calcul
La prévalence regroupée de l'usage problématique des réseaux sociaux (PSU) selon des critères monothétiques stricts ou à seuil sévère sur des échelles validées (principalement la Bergen Social Media Addiction Scale, BSMAS) est d'environ 5 % (IC à 95 % : 3 %–7 %) dans des échantillons d'adultes représentatifs, sur la base d'une synthèse méta-analytique. L'utilisation de critères à seuil modéré ou polythétique porte ce chiffre à environ 13-25 %. Nous utilisons le chiffre de 5 % des critères stricts comme taux natif. Pour la normalisation sur la durée de vie, nous appliquons un ajustement modeste à la hausse par rapport à la prévalence ponctuelle de 5 % : les schémas d'usage problématique des réseaux sociaux sont dynamiques — les individus entrent et sortent de l'usage problématique au cours de la vie, en particulier à mesure que les plateformes et les circonstances de vie changent — de sorte qu'une plus grande part d'adultes atteindra les critères à un moment donné au cours de la vie qu'à une seule mesure. Un lifetime_us_adult de 0,08 (8 %) reflète un multiplicateur conservateur de 1,6× sur la prévalence ponctuelle, reconnaissant que la fraction cumulée sur la durée de vie dépasse le taux transversal. La fourchette d'incertitude (0,04–0,15) s'étend d'une borne inférieure selon les critères stricts proche du plancher de prévalence ponctuelle à la borne supérieure selon les critères modérés, compte tenu de la forte dépendance de l'estimation à l'instrument.
Réserves : L'usage problématique des réseaux sociaux (PSU) n'est pas répertorié dans le DSM…
L'usage problématique des réseaux sociaux (PSU) n'est pas répertorié dans le DSM-5 et n'apparaît pas dans l'ICD-11 en 2026. Le trouble du jeu vidéo sur Internet est entré dans l'ICD-11 (6C51) en 2022 ; l'usage des réseaux sociaux n'a pas reçu de reconnaissance analogue, reflétant un débat scientifique en cours quant à savoir si la base de preuves atteint le seuil pour une catégorie de trouble formelle. Toutes les estimations de prévalence ici reposent sur des scores d'échelles validées (principalement la BSMAS), non sur des diagnostics cliniques. L'estimation de prévalence est extrêmement sensible au seuil ou au schéma de classification utilisé : les critères monothétiques stricts donnent environ 5 %, tandis que les critères polythétiques modérés donnent environ 25 % dans les mêmes données sous-jacentes. Le chiffre lifetime_us_adult (0,08) implique une extrapolation transversale-vers-durée-de-vie pour laquelle il n'existe actuellement aucune donnée longitudinale. Les études BSMAS proviennent principalement de populations non américaines et d'échantillons d'adultes plus jeunes ; les données représentatives spécifiques aux adultes américains sont limitées. Le concept d'« addiction aux réseaux sociaux » reste contesté — certains chercheurs soutiennent que l'usage intensif reflète les incitations de conception des plateformes plutôt qu'une pathologie individuelle, et que le cadrage en termes d'addiction peut stigmatiser un comportement ordinaire.
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Choisir le comparé
En utilisant des critères monothétiques stricts sur des échelles validées — principalement la Bergen Social Media Addiction Scale (BSMAS) — environ 5 % des adultes dans les études atteignent le seuil d’usage problématique des réseaux sociaux (PSU), selon une méta-analyse de 2023 portant sur 139 échantillons indépendants de 32 pays (n=133 955) publiée dans Drug and Alcohol Dependence. Ce chiffre s’élève à environ 13 % avec un seuil strict et à 25 % avec des critères polythétiques modérés, ce qui revient à dire : le chiffre produit dépend presque entièrement de là où les chercheurs choisissent de tracer la ligne. Dans les nations individualistes — un indicateur culturel raisonnable pour les États-Unis — la plage méta-analytique se situe entre 1,5 % et 15 %, encadrant l’estimation des critères stricts par le bas et le haut. Ce sont des chiffres de prévalence positifs à l’échelle, non des diagnostics cliniques ; il n’existe pas de code DSM-5 ou ICD-11 pour l’addiction aux réseaux sociaux.
Le contraste avec le trouble du jeu vidéo est instructif. Le trouble du jeu vidéo sur Internet est entré dans l’ICD-11 sous le code 6C51 en 2022, ayant accumulé suffisamment de recherches cliniques et épidémiologiques pour satisfaire aux critères de reconnaissance des troubles de l’OMS. L’usage des réseaux sociaux n’a pas reçu de reconnaissance équivalente lors du même cycle de révision — la base de preuves a été jugée insuffisante ou la phénoménologie trop diffuse pour être spécifiée. Cette distinction importe : sans code diagnostique, il n’y a pas de surveillance clinique systématique, le remboursement des assurances pour le traitement est difficile à obtenir, et les chercheurs n’ont pas de définition de cas partagée. La BSMAS, développée par Andreassen et al. (2016), est devenue l’instrument standard de facto, mais les scores seuils restent débattus.
L’estimation à vie de 8 % applique le chiffre transversal de 5 % des critères stricts avec un ajustement conservateur à la hausse pour la probabilité que davantage d’adultes franchissent un seuil PSU à un moment de leur vie qu’à n’importe quelle mesure donnée — les schémas PSU sont dynamiques et dépendent de la plateforme. Cette extrapolation comporte une réelle incertitude, et il n’existe pas d’études longitudinales américaines sur les adultes permettant de l’ancrer précisément. Les schémas d’utilisation intensive les plus prédictifs du PSU (défilement passif, utilisation tardive le soir, utilisation comme principale régulation de l’humeur) sont corrélés de façon bidirectionnelle avec la dépression et l’anxiété, rendant l’inférence causale difficile à partir de données transversales. Rien de tout cela ne règle la question de cadrage contestée — si le PSU reflète une pathologie individuelle, l’optimisation de la conception des plateformes pour l’engagement, ou une variation comportementale ordinaire que la mesure par échelles médicalise systématiquement.
Pour aller plus loin
Selon des critères stricts issus d'échelles validées, on estime qu'environ 1 adulte sur 12 remplit à un moment de sa vie les critères d'un usage problématique des réseaux sociaux. Il n'existe pas de diagnostic formel, ce qui rend le phénomène à la fois sur-commenté et sous-mesuré.
Registre des sources
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1/3 sources vérifiées de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée
-
[1] Drug and Alcohol Dependence / ScienceDirect — Has the prevalence of problematic social media use increased over the past seven years and since the start of the COVID-19 pandemic? A meta-analysis of the studies published since the development of the Bergen social media addiction scale
Has the prevalence of problematic social media use increased over the past seven years and since the start of the COVID-19 pandemic? A meta-analysis of the studies published since the development of the Bergen social media addiction scale- Statistique
Pooled prevalence of problematic social media use: ~5% (95% CI 3%–7%) using strict/monothetic classifications; 13% using severe cut-off; 25% using moderate cut-off; 139 independent samples, 32 countries, n=133,955- Extrait
“"The pooled prevalence estimate was 5% (95% CI: 3%–7%) for studies adopting monothetic or strict monothetic classifications, with a higher pooled prevalence estimate (13%; 95% CI: 8%–19%) found for studies adopting a cutoff for severe level or strict polythetic classifications, and 25% (95% CI: 21%–29%) for studies adopting a cutoff for moderate level or polythetic classifications. PSMU as assessed by the BSMAS was significantly higher in low-income countries." ”
- Données source de
- 2023-08-01
- Consulté le
- 2026-05-04 · copie archivée
- Calcul
- Primary prevalence source. The 5% strict-criteria figure is used as the native rate (numerator=5, denominator=100). The 139-sample meta-analysis (n=133,955) spanning 32 countries provides the most comprehensive synthesis of BSMAS-based PSU prevalence to date. For normalization to lifetime_us_adult=0.08, we apply a conservative upward adjustment from the cross-sectional 5% to account for the dynamic, cyclical nature of PSU over a lifetime (individuals enter and leave problematic use states). The 95% CI range from strict (3%–7%) to moderate (21%–29%) criteria bounds the uncertainty range; we use 4%–15% as the uncertainty bounds to reflect realistic variability in strict-to-moderate definitions for a US adult context.
-
[2] Journal of Behavioral Addictions / PMC — Psychometric properties of the Bergen Social Media Addiction Scale: An analysis using item response theory Vérifié
Psychometric properties of the Bergen Social Media Addiction Scale: An analysis using item response theory- Statistique
BSMAS-assessed problematic social media use prevalence ranges widely (3.5%–36.9%), with lower rates in Western countries (1.5%–15%) than in Asia (31%) and the Middle East (29%); an item-response-theory analysis proposes a conditional diagnostic cut-off of ≥26 (of 30) for high PSMU risk- Extrait
“"High disparities in PSMU prevalence have been reported with rates ranging from 3.5% to 36.9%. This difference could be explained by seemingly lower prevalence rates in Western countries (1.5%-15%) compared to those found in Asia (31%) and the Middle East (29%). [...] prior to clinical assessment confirmation, a score of ≥26 could be taken as a conditional diagnostic cut-off point for risk of PSMU." ”
- Données source de
- 2022-12-01
- Consulté le
- 2026-05-04 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- Supporting source establishing the psychometric properties of the BSMAS, the primary instrument underlying the meta-analytic estimates in the primary source. This item-response- theory analysis documents the extreme cross-study disparity in PSMU prevalence (3.5%–36.9%), with markedly lower rates in Western countries (1.5%–15%) than in Asia (31%) or the Middle East (29%) — context for why the strict-criteria 5% native figure is conservative for a US adult population. It also proposes a high-risk cut-off of ≥26 (only 1.1% of its sample scored at or above this threshold). This source establishes that BSMAS is not a clinical diagnostic instrument — it measures scale-positive problematic use, not a recognized DSM-5 or ICD-11 disorder.
-
[3] Drug and Alcohol Dependence / PubMed — Prevalence of social media addiction across 32 nations: Meta-analysis with subgroup analysis of classification schemes and cultural values
Prevalence of social media addiction across 32 nations: Meta-analysis with subgroup analysis of classification schemes and cultural values- Statistique
Pooled social media addiction prevalence varies by classification scheme: 5% (95% CI 3%–7%) strict/monothetic, 13% (8%–19%) severe, 25% (21%–29%) moderate/polythetic; 14% (9%–19%) in individualist nations vs 31% (26%–36%) in collectivist nations; 63 independent samples, 34,798 respondents, 32 nations- Extrait
“"The meta-analysis involved 63 independent samples with 34,798 respondents from 32 nations spanning seven world regions. [...] the pooled prevalence estimate obtained in collectivist nations (31%; 95% CI: 26%-36%) to be twofold higher than that obtained in individualist nations (14%; 95% CI: 9%-19%)." ”
- Données source de
- 2021-04-01
- Consulté le
- 2026-05-04 · copie archivée
- Calcul
- Earlier meta-analysis (Cheng et al. 2021; 63 independent samples, 34,798 respondents, 32 nations) reporting prevalence by classification scheme: 5% (strict/monothetic), 13% (severe), and 25% (moderate/polythetic). The 14% figure for individualist nations (which better approximates the US context) provides an upper-bound anchor, and the 5% strict-monothetic figure corroborates the strict-criteria native rate. The roughly fivefold spread across classification schemes illustrates the extreme instrument-dependence of PSU estimates. This source is used to contextualize the strict-criteria 5% native figure within the broader evidence base — demonstrating that the estimate is highly sensitive to measurement choice.








