Qualité des preuves 5.0/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 5/5
- D2 Autorité des sources
- 5/5
- D3 Arithmétique
- 5/5
- D4 Incertitude
- 5/5
- D5 Portée
- 5/5
- D6 Prose
- 5/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 5/5
- D8 Complétude des réserves
- 5/5
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≈ Aussi probable que
Perçu
Les rencontres policières mortelles occupent une part démesurée de l'attention publique par rapport à leur taux de base, alimentée par des incidents très médiatisés, les images de caméras-piétons et les mouvements de protestation soutenus depuis 2014. Les enquêtes Gallup et Pew constatent régulièrement que les Américains noirs perçoivent la violence policière comme une menace majeure, tandis que les Américains blancs ont tendance à la considérer comme rare et justifiée. Aucune de ces perceptions ne correspond nettement aux chiffres actuariels. L'intense saillance médiatique fait que la plupart des gens — quelle que soit leur origine — s'ancrent sur des cas mémorables plutôt que sur les taux au niveau de la population, gonflant le risque perçu pour certains groupes démographiques tout en le minimisant pour d'autres.
Estimation approximative : 28,7 % des adultes américains déclarent avoir peur ou très peur de la brutalité policière (Chapman Survey 2024)
Réel
~1 200 personnes tuées par la police par an aux États-Unis
Résidents américains, tous âges
Voir le calcul
Mapping Police Violence a recensé 1 365 homicides policiers en 2024 (année la plus meurtrière jamais enregistrée) et un chiffre finalisé de 1 314 en 2025 — une baisse de 5 % et le premier recul d'une année sur l'autre depuis 2019 (rapport Campaign Zero 2025, consulté le 2026-06-14 ; des versions antérieures de cette fiche citaient un chiffre provisoire de 1 202 pour 2025). La base de données Fatal Force du Washington Post a suivi plus de 1 000 fusillades policières mortelles par an de 2015 à 2024 mais a cessé d'ajouter de nouveaux incidents le 1er janvier 2025, de sorte que MPV est désormais la source à jour ; les deux divergent parce que MPV compte tous les homicides policiers tandis que Fatal Force ne comptait que les fusillades. En utilisant une estimation médiane d'environ 1 200 décès par an parmi ~335 millions de résidents américains, on obtient un taux annuel d'environ 3,6 par million (0,00000358). Sur une vie adulte de 59 ans à risque constant : 1 − (1 − 0,00000358)^59 ≈ 0,000211. Toutefois, Edwards et al. (2019, PNAS) ont calculé des risques à vie spécifiques par âge à partir de données démographiques plus fines et ont trouvé un risque à vie masculin global d'environ 1 sur 2 000 (0,0005) et un risque féminin global d'environ 1 sur 33 000 (0,00003). Nous utilisons l'estimation pondérée par la population d'Edwards de ~0,000182 pour l'ensemble des personnes comme recoupement, en notant que notre chiffre annualisé simple de 0,000211 est largement cohérent. Le chiffre normalisé utilise 0,000211 issu de l'approche annualisée par cohérence méthodologique avec les autres fiches de ce site.
Réserves : « Tué par la police » recouvre un éventail de circonstances — des rencontres san…
« Tué par la police » recouvre un éventail de circonstances — des rencontres sans arme aux confrontations armées, des contrôles routiers aux interventions face à un tireur actif. Les bases de données utilisées ici (Mapping Police Violence, Fatal Force du Washington Post) comptent tous les décès aux mains d'agents en service, indépendamment de la justification légale. Environ 95 % des personnes tuées sont des hommes. La disparité raciale est importante et bien documentée : les Américains noirs sont tués à un taux 2,5 à 3× celui des Américains blancs après ajustement pour la part de population, bien que le risque absolu à vie pour un individu reste inférieur à 0,1 %. Les taux varient énormément selon la ville — certains services de police tuent à des taux 10× la moyenne nationale. Les estimations à vie d'Edwards et al. supposent des taux constants de 2013–2018 ; la hausse des homicides policiers depuis 2020 (culminant à 1 365 en 2024) suggère que le risque réel à vie pour les jeunes adultes d'aujourd'hui pourrait être légèrement supérieur aux estimations publiées, bien que 2025 ait vu le premier recul annuel depuis 2019 (1 314 homicides, en baisse de 5 %) — savoir si cette inflexion se maintient est inconnu. Les deux principales bases de données indépendantes divergent désormais en couverture : Fatal Force du Washington Post ne suivait que les fusillades policières mortelles et a cessé d'ajouter de nouveaux incidents le 1er janvier 2025 (les données s'arrêtent à 2024), tandis que Mapping Police Violence compte tous les homicides policiers et reste à jour, de sorte que les chiffres après 2024 ici reposent sur MPV seul. Les statistiques d'état civil officielles sous-estiment les homicides policiers de plus de 50 % selon l'étude Lancet GBD, faisant des bases de données indépendantes la source la plus fiable.
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Environ 1 200 personnes sont tuées par la police aux États-Unis chaque année, selon Mapping Police Violence et la base de données Fatal Force du Washington Post. Cela représente un taux annuel d’environ 3,6 pour un million d’habitants, soit une probabilité à vie d’environ 1 sur 5 000 pour la population générale (les deux sexes). Pour les hommes spécifiquement, le risque à vie s’élève à environ 1 sur 2 000 — comparable aux chances à vie de mourir dans un incendie, et environ un sixième du risque à vie d’homicide par n’importe quel agresseur.
La disparité raciale est la caractéristique déterminante de cette statistique. Edwards et al. (2019) ont calculé que les hommes noirs font face à un risque à vie d’environ 1 sur 1 000 d’être tués par la police — 2,5 fois le taux pour les hommes en général et environ 3 fois le taux pour les hommes blancs. Les hommes amérindiens et autochtones d’Alaska font face à des taux élevés similaires. Ces disparités persistent après avoir contrôlé la géographie et l’urbanisation, bien qu’elles se réduisent (sans disparaître) lorsqu’elles sont ajustées pour les taux de pauvreté et la fréquence des rencontres. Une étude distincte de Lancet a révélé que les certificats de décès officiels omettent entièrement plus de la moitié des décès dus à la violence policière, ce qui signifie que le véritable bilan a été sous-estimé pendant des décennies avant que des bases de données indépendantes ne commencent à combler le fossé vers 2013.
La statistique globale masque d’énormes variations locales. Certains services de police tuent des résidents à des taux dix fois supérieurs ou plus à la moyenne nationale, tandis que d’autres enregistrent zéro décès sur des périodes de plusieurs années. Près de 95 % des personnes tuées sont des hommes, et le risque culmine fortement entre 20 et 35 ans. Les 1 365 homicides enregistrés en 2024 ont représenté un record ; 2025 a vu la première baisse d’une année sur l’autre depuis 2019, avec 1 314. La question de savoir si ce point d’inflexion se maintient ou s’inverse déterminera si le risque à vie pour les jeunes adultes d’aujourd’hui dépasse les estimations publiées, qui reposaient sur des données de 2013 à 2018.
Pour aller plus loin
La police américaine tue environ 1,200 personnes par an, soit à peu près 1 in 4,700 sur une vie pour les deux sexes. Dans un sondage de 2024, 28.7% des adultes américains craignaient la brutalité policière. La probabilité globale et cette peur sont très éloignées, et le risque est très inégal selon la race et le sexe.
Registre des sources
Chaque chiffre ci-dessous correspond à ce que la source a rapporté, avec la citation textuelle sur laquelle nous nous sommes appuyés et la méthode de calcul. Cliquez sur un lien pour vérifier directement.
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[1] Campaign Zero / Mapping Police Violence — Mapping Police Violence
Mapping Police Violence- Statistique
1,365 people killed by police in the US in 2024 (deadliest year on record); 1,314 in 2025 (first decline since 2019)- Extrait
“"Police in the United States killed 1,365 people in 2024, the deadliest year since data collection began. In 2025, police killed 1,314 people, a 5% decrease from 2024, marking the first year-over-year decline in police killings since 2019." ”
- Données source de
- 2026-01-15
- Consulté le
- 2026-06-14 · copie archivée
- Calcul
- Mapping Police Violence compiles data from news reports, public records, and social media to track all police killings (not just shootings). Using the finalized 2024 figure of 1,365 and 2025 figure of 1,314, the midpoint is ~1,340. With US population of ~335 million: 1,340/335,000,000 ≈ 4.0 per million per year ≈ 0.00000400. Lifetime over 59 adult years: 1 − (1 − 0.00000400)^59 ≈ 0.000236, inside the stated uncertainty band. We retain the more conservative ~1,200/year midpoint for the headline figure (1,200/335,000,000 ≈ 3.58 per million, lifetime ≈ 0.000211), which remains valid as the 2025 decline pulls the recent two-year average back toward the 2015–2024 norm.
-
[2] Campaign Zero — Mapping Police Violence: For the First Time in Six Years, Police Violence Declined in 2025
Mapping Police Violence: For the First Time in Six Years, Police Violence Declined in 2025- Statistique
1,314 people killed by police in 2025, a 5% decrease from 2024 — the first decline since 2019; Native Hawaiian/Pacific Islanders 5.5× more likely to be killed than White people- Extrait
“"In 2025, police killed 1,314 people in the United States—a 5% decrease from 2024. 2025 saw the first year-over-year decline in police killings since 2019. Native Hawaiian & Pacific Islanders (NHPI) faced the highest racial disparity, being 5.5x more likely to be killed by police than White people. American Indian & Alaska Native (AIAN) individuals were 3.0x more likely to be killed. Black people were 2.6x more likely than White people to be killed by police." ”
- Données source de
- 2026-02-26
- Consulté le
- 2026-06-14 · copie archivée
- Calcul
- Campaign Zero's finalized 2025 year-end report confirms 1,314 police killings in 2025 versus 1,365 in 2024 (a 5% decline, the first since 2019). MPV counts all deaths at the hands of police, not only shootings. The Washington Post's Fatal Force database — which tracked fatal police shootings only — stopped adding new incidents on 1 January 2025, covering 2015–2024 with over 1,000 fatal shootings per year; entries are still revised but no new years are added. This divergence (all-killings vs shootings-only, and one database ceasing live updates) is the reason this entry leans on MPV for the current annual count. The 2025 two-year midpoint of ~1,340 (4.0 per million) yields a 59-year lifetime risk of ≈ 0.000236, consistent with the headline 0.000211 figure.
-
[3] Proceedings of the National Academy of Sciences — Risk of being killed by police use of force in the United States by age, race–ethnicity, and sex
Risk of being killed by police use of force in the United States by age, race–ethnicity, and sex- Statistique
Lifetime risk: ~1 in 1,000 for Black men; ~1 in 2,000 for all men; ~1 in 33,000 for all women- Extrait
“"Black men face about a 1 in 1,000 chance of being killed by police over the life course. The average lifetime odds of being killed by police are about 1 in 2,000 for men and about 1 in 33,000 for women. Risk peaks between the ages of 20 and 35 for all groups." ”
- Données source de
- 2019-08-20
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- Edwards, Lee & Esposito (2019) used police-involved death data from 2013–2018 and age-specific mortality modeling to estimate lifetime risks by race, ethnicity, and sex. Their Black male lifetime risk of 1 in 1,000 (0.001) is roughly 2.5× the overall male risk of 1 in 2,000 (0.0005). The sex-averaged population rate implied by their figures (~0.000182) is somewhat lower than our simple annualized estimate of 0.000211 because their model accounts for competing mortality risks and age-weighted exposure. Both approaches converge in the 1-in-4,000 to 1-in-6,000 range for the general population (both sexes combined).
-
[4] The Lancet — Fatal police violence by race and state in the USA, 1980–2019: a network meta-regression
Fatal police violence by race and state in the USA, 1980–2019: a network meta-regression- Statistique
Estimated 30,800 deaths from police violence 1980–2018; rate of 0.69 per 100,000 for non-Hispanic Black people, 3.5× the 0.20 per 100,000 rate for non-Hispanic white people- Extrait
“"Across all races and states in the USA, we estimate 30 800 deaths (95% uncertainty interval [UI] 30 300–31 300) from police violence between 1980 and 2018. The age-standardised mortality rate due to police violence in non-Hispanic Black people from 1980 to 2019 was estimated to be 0·69 (95% UI 0·67–0·71) per 100 000, which was 3·5 times higher than the rate for non-Hispanic White people, at 0·20 (0·20–0·20) per 100 000. Between 1980 and 2018, the NVSS did not report 55·5% (54·8–56·2) of all deaths attributable to police violence." ”
- Données source de
- 2021-10-02
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- The GBD-affiliated Lancet study found systematic undercount in official death certificates — 55.5% of police-violence deaths were unreported in the NVSS. The age-standardised rate of 0.69 per 100,000 for non-Hispanic Black people (6.9 per million) annualizes to a 59-year lifetime risk of 1 − (1 − 0.0000069)^59 ≈ 0.000407 for Black Americans, broadly consistent with the Edwards PNAS Black-male estimate (~0.001) once sex composition is accounted for; the 0.35 per 100,000 figure in this study is the Hispanic-of-any-race rate, not the Black rate. The finding that vital statistics miss over half of cases underscores why independent databases (Mapping Police Violence, Fatal Force) are essential.







