Qualité des preuves 4.75/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 5/5
- D2 Autorité des sources
- 5/5
- D3 Arithmétique
- 5/5
- D4 Incertitude
- 4/5
- D5 Portée
- 5/5
- D6 Prose
- 5/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 4/5
- D8 Complétude des réserves
- 5/5
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- Vos facteurs
≈ Aussi probable que
Perçu
La mortalité maternelle est l'une des plus anciennes peurs humaines et l'une des plus variables culturellement. Les lecteurs des pays riches tendent à rencontrer le concept comme un artefact historique — quelque chose qui tuait les arrière-grands-mères et qui est désormais géré par les obstétriciens. Les lecteurs des milieux à faible revenu, et ceux plus proches des lignes de front des reportages sur les disparités raciales aux États-Unis, tendent à le porter comme une préoccupation vivante. Nous n'avons pas trouvé d'enquête transnationale isolant « la peur de mourir en couches » comme question nette, de sorte que le côté perçu ici relève de l'intuition éditoriale plutôt que de données sondées : le lecteur modal des pays riches traite le risque comme essentiellement nul, et c'est faux d'environ un ordre de grandeur même dans les endroits les plus sûrs de la planète.
Estimation approximative : La plupart des lecteurs des pays riches traitent la mort maternelle comme un risque historique ; le chiffre mondial sur la vie est de ~1 sur 272
Source : intuition éditoriale, sans sondage
Réel
~197 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes (mondial, 2023)
mondial, toutes les femmes accouchant (OMS/UNICEF/UNFPA/Banque mondiale MMEIG 2023)
Voir le calcul
Le « risque de décès maternel sur la vie » est l'indicateur standard du MMEIG (SH.MMR.RISK de la Banque mondiale) : la probabilité qu'une fille de 15 ans finisse par mourir d'une cause maternelle, en supposant le maintien des niveaux actuels de fécondité et de mortalité. Le chiffre mondial de 2023 issu du rapport conjoint OMS/UNICEF/UNFPA/Banque mondiale « Trends in Maternal Mortality 2000-2023 » est de 1 sur 272, soit environ 0,00368. Cela cumule le ratio par naissance vivante (TMM mondial ~197 pour 100 000 en 2023) sur le nombre typique de grossesses qu'une femme portera à la fécondité en vigueur, et constitue à ce titre l'ancre de portée de cette entrée. La bande d'incertitude encadre les valeurs de référence MMEIG de 2022 (1 sur 264) et 2021 (1 sur 215) ainsi que l'incertitude d'environ ±15 % que la méthodologie MMEIG comporte sur l'agrégat mondial ; l'incertitude réelle est éclipsée par l'hétérogénéité géographique reflétée dans regional_breakdown, où le risque sur la vie varie d'environ 150 fois entre l'Europe nordique et les pays les plus défavorisés d'Afrique subsaharienne.
Réserves : Le chiffre mondial sur la vie de ~1 sur 272 est un repère d'échelle pour compare…
Le chiffre mondial sur la vie de ~1 sur 272 est un repère d'échelle pour comparer une peur à une autre sur le site, non une prévision personnelle. Environ 92 % des décès maternels en 2023 sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, et l'Afrique subsaharienne à elle seule représentait environ 70 % du total mondial. Une femme enceinte en bonne santé aux Pays-Bas, en Norvège ou à Singapour fait face à des probabilités absolues plusieurs fois inférieures au chiffre mondial ; une femme dans certaines parties du Tchad, de la République centrafricaine, du Soudan du Sud ou du Nigeria fait face à des probabilités plusieurs fois supérieures. Les États-Unis sont l'anomalie la plus marquante parmi les pays riches : un TMM de 22,3 pour 100 000 en 2022 est pire que celui des pairs d'Europe occidentale d'un facteur d'environ 4-5 et porte une disparité Noir/Blanc persistante d'environ 3 fois qui n'a pas été éliminée par le revenu ou l'éducation. La mort maternelle suit ici la définition CIM-10 de l'OMS (O00-O95, O98-O99) et inclut les causes obstétricales directes (hémorragie, troubles hypertensifs, sepsis, embolie) ainsi que les causes indirectes (affections préexistantes ou incidentes aggravées par la grossesse). Les décès maternels tardifs (de 43 jours à un an après l'accouchement) sont exclus du TMM principal mais inclus dans certaines surveillances de la mortalité liée à la grossesse. Le pic mondial de 2021 (1 sur 215) reflète la COVID-19 ; les chiffres 2022-2023 reflètent un retour partiel à la tendance d'avant la pandémie, mais la cible de l'objectif de développement durable de moins de 70 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes d'ici 2030 n'est pas en bonne voie.
Comment le risque varie
Le chiffre principal est une moyenne sur des situations très différentes. Voici comment la probabilité varie selon le scénario ou le contexte :
1 sur 272
WHO/MMEIG 2023: 1 in 272. Scope anchor for the normalized figure.
1 sur 55 · 1,8%
World Bank SH.MMR.RISK 2023: 1 in 55. The region carries ~70% of global maternal deaths.
1 sur 66 · 1,5%
WHO fact sheet 2023: 1 in 66. Broader than Sub-Saharan Africa but dominated by it.
1 sur 1 818
~1 in 1,800. Anomalously high for a wealthy country; US MMR 22.3 per 100,000 live births in 2022 (CDC NCHS), an order of magnitude worse than Western European peers.
1 sur 7 692
~1 in 7,900 — approximately the WHO high-income-country lifetime risk of 1 in 7,933.
1 sur 20 000
~1 in 20,000+. MMRs in Norway, Sweden, Denmark, Finland routinely run 3-5 per 100,000 live births, the floor of the wealthy-country distribution.
La longueur et la teinte de la barre classent ces scénarios les uns par rapport aux autres, pas par rapport à d'autres risques. Les probabilités exactes sont indiquées à côté de chacun.
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Choisir le comparé
L’estimation conjointe OMS/UNICEF/UNFPA/Banque mondiale pour 2023 situe les décès maternels mondiaux à environ 260 000 par an, pour un ratio de mortalité maternelle mondiale de 197 pour 100 000 naissances vivantes. Cumulé sur la carrière reproductive d’une femme à la fécondité en vigueur, c’est un risque à vie d’environ 1 sur 272 — l’indicateur standard MMEIG, calculé pour une fille de 15 ans sous la fécondité et mortalité actuelles. Le chiffre a baissé d’environ 40% depuis 2000 et n’est toujours pas sur la trajectoire pour atteindre l’objectif ODD 2030 de moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes. En termes de pays riches, le chiffre mondial se situe environ trois ordres de grandeur au-dessus du risque à vie de mourir dans un crash aérien et environ trois fois le risque à vie de mourir d’une intoxication alimentaire dans le monde.
La moyenne mondiale est le mauvais chiffre pour presque tout lecteur spécifique. La distribution est dominée par l’Afrique subsaharienne, qui représente seule environ 70% des décès maternels mondiaux avec environ 13% de la population mondiale, et par les États touchés par des conflits, qui portent des RMM supérieurs à 500 pour 100 000 naissances vivantes. Les points terminaux de risque à vie publiés par l’OMS — 1 sur 66 pour les pays à faible revenu et 1 sur 7 933 pour les pays à haut revenu — couvrent une plage d’environ 120x au niveau de la population, et les extrêmes par pays sont encore plus larges. Une fille de 15 ans au Tchad ou en République centrafricaine fait face à un risque de décès maternel à vie de l’ordre de 1 sur 24 ; une fille de 15 ans en Norvège ou à Singapour en fait face à un d’environ 1 sur 20 000. Le cadrage « historique » que la plupart des lecteurs de pays riches portent pour la mort maternelle est exact pour leur propre pays et décalé d’au moins un facteur 50 pour le monde qu’ils partagent avec tout le monde.
Les États-Unis sont l’anomalie la plus bruyante dans les données des pays riches. Le NCHS du CDC rapporte un taux de mortalité maternelle 2022 de 22,3 pour 100 000 naissances vivantes, en baisse par rapport au pic de l’ère COVID de 32,9 en 2021 mais toujours environ 4-5 fois plus élevé que les pairs d’Europe occidentale à 4-6 pour 100 000. Au sein des États-Unis, le ratio Noir/Blanc en 2022 était de 49,5 contre 19,0 pour 100 000 — environ 2,6x, et globalement stable sur les années de publication récentes. La disparité survit à l’ajustement pour le revenu et l’éducation, raison pour laquelle la mortalité maternelle apparaît si souvent dans les mises en accusation des résultats de santé américains. Ce qui déplace le chiffre, dans presque chaque jeu de données et méta-analyse, est la même courte liste : assistance qualifiée à l’accouchement, accès rapide aux soins obstétricaux d’urgence (césarienne, transfusion sanguine, utérotoniques, antibiotiques) et soins prénatals au niveau de la population. Les preuves que chacun de ces éléments réduit environ de moitié la mortalité maternelle sont à peu près aussi univoques que les preuves en santé des populations le permettent ; la difficulté politique est entièrement dans la mise en œuvre, pas dans le savoir.
Pour aller plus loin
Le risque mondial qu'une fille de 15 ans meure d'une cause maternelle au cours de sa vie est d'environ 1 in ~272 (mondial, par fille de 15 ans). Les lecteurs des pays riches voient la mort en couches comme un fait du passé ; même dans les endroits les plus sûrs, cette idée se trompe d'un ordre de grandeur.
Registre des sources
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1/3 sources vérifiées de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée
-
[1] World Health Organization — Maternal mortality — Fact Sheet Vérifié
Maternal mortality — Fact SheetSee all 2 Likelier entries citing this source →
- Statistique
260,000 maternal deaths globally in 2023; global MMR 197 per 100,000 live births; lifetime risk 1 in 66 (low-income countries) vs 1 in 7,933 (high-income countries); Sub-Saharan Africa accounted for ~70% of maternal deaths (182,000)- Extrait
“"About 260 000 women died during and following pregnancy and childbirth in 2023. [...] The global MMR in 2023 was 197 per 100 000 live births [...] The MMR in low-income countries in 2023 was 346 per 100 000 live births versus 10 per 100 000 live births in high income countries. [...] In high income countries, this is 1 in 7933, versus 1 in 66 in low-income countries. [...] Sub-Saharan Africa alone accounted for around 70% of maternal deaths (182 000)." ”
- Données source de
- 2024-04-26
- Consulté le
- 2026-04-11 · copie archivée
- Vérification
- Extrait récupéré et confirmé de manière indépendante, mot pour mot, par rapport à la source citée lors de notre audit de vérification.
- Calcul
- The WHO fact sheet is the public-facing summary of the WHO/UNICEF/UNFPA/ World Bank/UNDESA Trends in Maternal Mortality 2000-2023 report. It anchors the native ratio (197 per 100,000 live births in 2023) and the endpoints of the regional breakdown (lifetime risk 1 in 66 in low-income countries, 1 in 7,933 in high-income countries). The normalized global lifetime figure of 1 in 272 is not in the fact sheet itself — it comes from the companion World Bank SH.MMR.RISK data series, which pulls from the same MMEIG estimation model. Both are cited here.
- Indépendance
- WHO fact sheet and the World Bank SH.MMR.RISK series are both outputs of the UN Maternal Mortality Estimation Inter-Agency Group (MMEIG), which includes WHO, UNICEF, UNFPA, World Bank, and UNDESA. They are branches of the same model run, not independent estimates. Treat as one authoritative body of evidence reported through two public channels.
-
[2] World Bank — World Development Indicators (SH.MMR.RISK) — Lifetime risk of maternal death (1 in: rate varies by country)
Lifetime risk of maternal death (1 in: rate varies by country)- Statistique
Global lifetime risk of maternal death: 1 in 272 (2023); 1 in 264 (2022); 1 in 215 (2021). Sub-Saharan Africa 2023: 1 in 55.- Extrait
“"Life time risk of maternal death is the probability that a 15-year-old female will die eventually from a maternal cause assuming that current levels of fertility and mortality (including maternal mortality) do not change in the future, taking into account competing causes of death." ”
- Données source de
- 2024-04-04
- Consulté le
- 2026-04-11 · copie archivée
- Calcul
- Global lifetime risk 1 in 272 in 2023 (the scope anchor). Sub-Saharan Africa 1 in 55 in 2023, used for the regional_breakdown entry. The World Bank series is the machine-readable form of the same MMEIG estimation used by the WHO fact sheet; the 2021 figure of 1 in 215 reflects the COVID-era spike in maternal mortality, and the 2022 and 2023 figures reflect the post-pandemic return toward the pre-COVID trend. The 2023 global value (0.00368) is used as the normalized point estimate; the uncertainty band brackets the 2021 and 2022 values as a plausible range given recent instability.
- Indépendance
- Derivative of the same MMEIG 2023 estimation cycle as the WHO fact sheet. Not independent of the WHO source; both are cited because the World Bank series is the specific machine-readable record for the normalized lifetime figure, while the WHO fact sheet carries the directly-quotable MMR and income-group lifetime-risk endpoints.
-
[3] US Centers for Disease Control and Prevention — National Center for Health Statistics — Maternal Mortality Rates in the United States, 2022
Maternal Mortality Rates in the United States, 2022See all 2 Likelier entries citing this source →
- Statistique
US maternal mortality rate 22.3 per 100,000 live births in 2022 (down from 32.9 in 2021); rate among Black women 49.5 vs 19.0 for White, 16.9 for Hispanic, 13.2 for Asian women- Extrait
“"The maternal mortality rate for 2022 decreased to 22.3 deaths per 100 000 live births, compared with a rate of 32.9 in 2021. [...] In 2022, the maternal mortality rate for Black women was 49.5 deaths per 100 000 live births and was significantly higher than rates for White (19.0), Hispanic (16.9), and Asian (13.2) women." ”
- Données source de
- 2024-05-02
- Consulté le
- 2026-04-11 · copie archivée
- Calcul
- The 2022 US rate of 22.3 per 100,000 is used to anchor both the US row of regional_breakdown and the US Black-woman multiplier in personal_factor_multipliers. The Black/White ratio (49.5 / 19.0 ≈ 2.6) is the basis for the ~3x multiplier on "US Black woman vs white"; the modest rounding reflects the stability of the ~3x ratio across multiple recent CDC release years rather than just the 2022 snapshot. US lifetime maternal death risk is approximated as 22.3e-5 × ~1.6 lifetime live births ≈ 1 in ~2,800, which is reported as 1 in 1,800 in the regional_breakdown row (closer to the MMEIG published lifetime figure for the US, which weights differently and comes out materially higher than a naive fertility-rate calculation).
- Indépendance
- Independent of the WHO/MMEIG source for the US-specific figures: CDC NCHS uses US vital statistics death-certificate data (ICD-10 O00-O95, O98-O99) rather than the MMEIG modelled estimates, so this is a genuine second-source corroboration for the wealthy-country anomaly claim in the body.







