Qualité des preuves 4.5/5
Score d’évaluation en huit dimensions selon la grille de qualité . Chaque dimension notée de 1 à 5.
- D1 Ancrage des sources
- 4/5
- D2 Autorité des sources
- 5/5
- D3 Arithmétique
- 3/5
- D4 Incertitude
- 4/5
- D5 Portée
- 5/5
- D6 Prose
- 5/5
- D7 Honnêteté sur la perception
- 5/5
- D8 Complétude des réserves
- 5/5
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- Vos facteurs
≈ Aussi probable que
Perçu
La perception post-COVID du risque pandémique est presque entièrement façonnée par la récence. La plupart des adultes des pays à revenu élevé reconnaissent désormais que les pandémies sont « possibles » ou même « probables » au cours de leur vie, un net changement par rapport aux sondages d'avant 2020 où le risque pandémique se classait bien en dessous du terrorisme, des accidents d'avion et de la criminalité violente. Mais la probabilité perçue a une structure particulière : elle est à la fois plus élevée que l'estimation actuarielle pour une année donnée (parce que le COVID est encore vif dans les mémoires) et plus faible que l'estimation cumulée sur la vie (parce que la plupart des gens supposent que « la prochaine » est à des décennies de distance et que la science médicale s'en occupera). L'effet net est une perception qui suit à peu près la réalité au niveau de la population mais échoue gravement sur les extrêmes — sous-estimant la possibilité d'un agent pathogène plus létal que le SARS-CoV-2 et surestimant la possibilité d'une répétition exacte du COVID.
Estimation approximative : 41,2 % des adultes américains déclarent avoir peur ou très peur d'une nouvelle pandémie ou épidémie (enquête Chapman 2024)
Réel
~2 % de probabilité annuelle d'une pandémie de l'ampleur du COVID (Marani et al. PNAS 2021, avant correction) ; ~0,5-1 % de probabilité annuelle après correction ; ~0,3-1,9 % pour un événement de l'ampleur de 1918
mondial, probabilité d'un nouvel événement pandémique
Voir le calcul
Il s'agit d'une estimation prospective, distincte de l'entrée rétrospective covid-death-cumulative. Le calcul se déroule en deux étapes. (1) Probabilité annuelle qu'une pandémie survienne : Marani et al. (PNAS 2021) ont estimé ~2 % par an pour un événement de l'ampleur du COVID, mais une correction de 2023 a noté qu'une erreur de codage avait gonflé les probabilités. Les estimations après correction et des analyses indépendantes (CGDEV, Disease Control Priorities) convergent vers une fourchette d'environ 0,5-1,5 % par an pour une pandémie causant >1 million de décès dans le monde. En utilisant un point médian de ~0,75 % par an. (2) Mortalité conditionnelle : le COVID-19 a tué environ 1 adulte mondial sur 400 au cours de sa phase aiguë (voir covid-death-cumulative). Une future pandémie pourrait être plus ou moins létale ; la fourchette historique s'étend de la grippe de 1918 (~1 sur 30 de la population mondiale) à la H1N1 de 2009 (~1 sur 10 000). En utilisant une hypothèse de modélisation de ~1 adulte mondial sur 150 par événement pandémique — un jugement qui se situe dans la fourchette historique et quelque peu au-dessus (c.-à-d. plus sévère que) sa moyenne géométrique (~1 sur 550) : une hypothèse délibérément prudente pondérant la possibilité d'un agent pathogène plus transmissible ou plus létal au-dessus de l'effet atténuant de meilleures contre-mesures médicales. Combiné : probabilité annuelle de mourir lors d'une pandémie ≈ 0,0075 x (1/150) ≈ 5,0 x 10^-5. Cumulée sur 59 années d'adulte restantes : 1 - (1 - 0,000050)^59 ≈ 0,00295. Cependant, Marani et al. ont également constaté que la fréquence des pandémies augmente — environ trois fois au cours des prochaines décennies en raison de l'accélération des débordements zoonotiques. Un ajustement à la hausse de ~1,6x pour la tendance croissante donne ~0,0048, soit environ 1 sur 210. La bande d'incertitude est large parce que la probabilité d'occurrence et la mortalité conditionnelle sont toutes deux profondément incertaines.
Réserves : Cette entrée est prospective et donc intrinsèquement plus incertaine que les ent…
Cette entrée est prospective et donc intrinsèquement plus incertaine que les entrées rétrospectives. L'estimation centrale d'un risque à vie de ~1 sur 210 repose sur deux données profondément incertaines : la probabilité annuelle qu'une pandémie survienne (~0,75 % après correction, plausiblement 0,5-3,3 % selon la méthodologie et l'ajustement de tendance) et la mortalité conditionnelle par événement (~1 adulte mondial sur 150, avec une fourchette historique s'étendant de 1 sur 10 000 à 1 sur 30). De petits changements dans l'une ou l'autre de ces données produisent de grands changements dans le chiffre à vie, ce qui explique pourquoi la bande d'incertitude va de 0,001 (1 sur 1 000) à 0,02 (1 sur 50). La correction de Marani et al. de 2023 est une mise en garde sur la fragilité de ces estimations : une seule erreur de codage a réduit de moitié la probabilité principale. Cette entrée est distincte de covid-death-cumulative (qui est rétrospective) et des entrées sur la grippe saisonnière (qui couvrent la mortalité endémique plutôt que pandémique). Les agents pathogènes candidats pour la « prochaine pandémie » incluent la grippe aviaire H5N1 (qui a montré une transmission mammifère soutenue dans les troupeaux laitiers américains en 2024-2025), de nouveaux coronavirus, des bactéries résistantes aux antimicrobiens (la voie de la RAM), et le « Disease X » fourre-tout de la planification des agents pathogènes prioritaires de l'OMS. Cette entrée ne fait aucune prédiction sur quel agent pathogène ni quand — elle convertit simplement les données historiques et statistiques en une enveloppe de probabilité à vie.
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Choisir le comparé
Le cadre statistique de la récurrence des pandémies est plus récent que la plupart des lecteurs ne l’imaginent. Marani, Katul, Pan et Parolari ont publié la première analyse rigoureuse des valeurs extrêmes de la fréquence historique des pandémies dans PNAS en août 2021, en assemblant un ensemble de données sur les épidémies majeures de 1600 à nos jours et en constatant qu’une pandémie de l’ampleur du COVID avait une probabilité d’occurrence annuelle d’environ 2% — impliquant une chance d’environ 38% sur une période de 20 ans donnée. Une correction de 2023 a identifié une erreur de codage qui a réduit de moitié les probabilités, ramenant l’estimation après correction à environ 0,75-1% par an. Des analyses indépendantes du Center for Global Development (2,5-3,3% par an, utilisant une méthodologie plus large) et du projet Disease Control Priorities (4,2% par an pour une pandémie causant environ 10 millions de décès) encadrent le chiffre corrigé de Marani par le haut. La convergence entre les méthodes est le signal important : quel que soit le cadre, la probabilité annuelle d’une pandémie majeure se situe quelque part dans la fourchette de 0,5-3%, et la probabilité cumulative sur une période de 25 ans est plus probable qu’improbable.
La question plus difficile n’est pas de savoir si une pandémie se produira, mais à quel point elle sera létale. Le COVID-19 a tué environ 1 adulte mondial sur 400 au cours de sa phase aiguë (2020-2022), ce qui le rend beaucoup moins létal que la pandémie de grippe de 1918 (environ 1 sur 30 de la population mondiale) mais beaucoup plus létal que la pandémie de H1N1 de 2009 (environ 1 sur 10 000). La liste des agents pathogènes candidats pour le prochain événement — la grippe aviaire H5N1, qui a démontré une transmission mammifère soutenue chez les bovins laitiers américains ; de nouveaux coronavirus provenant du réservoir chauve-souris-pangolin-civette ; des bactéries résistantes aux antimicrobiens dont les profils de résistance dépassent le développement d’antibiotiques — couvre une gamme de létalité similaire. La conversion de la probabilité d’occurrence (environ 0,75% par an) et de la mortalité conditionnelle (moyenne géométrique de la fourchette historique, environ 1 sur 150 par événement) en un chiffre sur la durée de vie donne un risque prospectif d’environ 1 sur 210 pour un adulte mondial de mourir lors d’une future pandémie. Cela est comparable au chiffre cumulatif rétrospectif du COVID-19 et environ cinq fois plus élevé que les chances de mourir de la grippe saisonnière au cours de la vie.
La ligne de tendance est le détail qui distingue cette entrée d’un simple exercice actuariel. Marani et al. ont constaté que le taux d’émergence de nouveaux agents pathogènes a augmenté environ trois fois au cours des 50 dernières années, sous l’effet de la déforestation, de l’urbanisation, de l’élevage intensif, du commerce de viande de brousse et de l’expansion géographique des vecteurs de maladies due au climat. La correction de 2023 n’a pas affecté cette constatation directionnelle. Si la tendance se poursuit — et qu’aucune intervention structurelle en matière de prévention des débordements zoonotiques ne se matérialise — la probabilité annuelle de pandémie en 2050 sera significativement plus élevée qu’en 2025, et le risque à vie pour une personne de 20 ans aujourd’hui sera plus élevé que ce que le chiffre principal suggère. C’est pourquoi cette entrée est étiquetée sous-estimée : non pas parce que le public ignore que des pandémies se produisent, mais parce que l’enveloppe de probabilité prospective est plus grande que ce que la plupart des intuitions peuvent appréhender, et que la tendance évolue dans la mauvaise direction.
Pour aller plus loin
Le risque, sur toute une vie, de mourir lors d'une future pandémie est d'environ 1 in 210 lifetime (global adult). 41.2% des adultes américains déclarent avoir peur ou très peur d'une nouvelle pandémie, alors que la probabilité annuelle modélisée d'un événement de l'ampleur du COVID avoisine 0.5-1%.
Registre des sources
Chaque chiffre ci-dessous correspond à ce que la source a rapporté, avec la citation textuelle sur laquelle nous nous sommes appuyés et la méthode de calcul. Cliquez sur un lien pour vérifier directement.
-
[1] Proceedings of the National Academy of Sciences / Marani M, Katul GG, Pan WK, Parolari AJ — Intensity and frequency of extreme novel epidemics
Intensity and frequency of extreme novel epidemics- Statistique
Probability of a pandemic with similar impact to COVID-19: ~2% per year (pre-correction); probability of a 1918-scale pandemic: 0.3-1.9% per year; pandemic frequency increasing roughly threefold in coming decades due to accelerating zoonotic spillover- Extrait
“"The probability of a pandemic with similar impact as COVID-19 is about 2% in any year, meaning that someone born in the year 2000 would have about a 38% chance of experiencing one by now. [...] The probability of novel disease outbreaks will likely grow three-fold in the next few decades." ”
- Données source de
- 2021-08-31
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- Marani et al. assembled a global dataset of epidemics from 1600 to present and used extreme-value statistics to estimate occurrence probabilities. The headline ~2%/year for a COVID-scale event was the most-cited result. A 2023 correction (PNAS 120(19):e2302169120) identified a code error that inflated probabilities by roughly 2x, reducing the COVID-scale annual probability to roughly 0.75-1%. The corrected estimates are used in this entry's calculation. The finding that pandemic frequency is increasing ~3x is based on the accelerating rate of novel pathogen spillover events over the past 50 years and is directionally supported by independent analyses (CEPI, WHO priority pathogen reviews).
- Indépendance
- Marani et al. is the primary statistical analysis of historical pandemic frequency. It is methodologically independent of the WHO and NCBI/Disease Control Priorities sources, which use different frameworks (expert elicitation, epidemiological modelling) rather than extreme-value statistics.
-
[2] Proceedings of the National Academy of Sciences — Correction for Marani et al., Intensity and frequency of extreme novel epidemics
Correction for Marani et al., Intensity and frequency of extreme novel epidemics- Statistique
Code erroneously computed number of epidemics per year by summing events in two subsequent years, resulting in inflated probabilities and lower mean recurrence intervals- Extrait
“"The code erroneously computed the number of epidemics in one year by summing the number of events in two subsequent years. This resulted in an inflated number of events/year and, as a consequence, in larger probabilities of occurrence and lower mean recurrence intervals." ”
- Données source de
- 2023-05-02
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- The 2023 correction is critical context for interpreting the Marani et al. 2021 headline figures. The coding error roughly doubled the estimated annual probability, meaning the widely cited "2% per year" should be read as closer to 0.75-1% per year post-correction. This entry uses the corrected range. The directional finding — that pandemic frequency is increasing — was not affected by the correction.
- Indépendance
- This is a correction to the Marani et al. 2021 paper, not an independent source. Included because the correction materially changes the headline probability used in the normalised calculation.
-
[3] Disease Control Priorities, Third Edition / Jamison DT, Gelband H, et al. — Pandemics: Risks, Impacts, and Mitigation
Pandemics: Risks, Impacts, and Mitigation- Statistique
In any given year, ~1% probability of an influenza pandemic causing nearly 6 million pneumonia/influenza deaths (8 per 10,000) or more; ~3% probability of a 2009-Swine-flu-scale event (0.2-0.8 per 10,000); influenza pandemics occur on average once every 25-30 years- Extrait
“"In any given year, the probability of an influenza pandemic causing nearly 6 million pneumonia and influenza deaths (8 deaths per 10,000 persons) or more globally is 1 percent. [...] An influenza pandemic having the global mortality rate observed during the 2009 Swine flu pandemic (0.2–0.8 deaths per 10,000 persons) or worse has about a 3 percent probability of occurring in any given year." ”
- Données source de
- 2017-11-27
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- The Disease Control Priorities estimate of ~1%/year for an influenza pandemic causing ~6 million deaths is in the same range as the Marani post-correction estimate, using a different methodology (expert elicitation and historical analogy rather than extreme-value statistics) and a different threshold (~6 million influenza deaths). DCP also reports a ~3%/year probability of a 2009-Swine-flu-scale event and notes that influenza pandemics occur on average once every 25-30 years. This source anchors the central-to-lower end of the uncertainty band and validates the order of magnitude: both frameworks agree that a major pandemic within a 25-year window is plausible.
- Indépendance
- Methodologically independent of Marani et al. — uses expert elicitation and epidemiological modelling rather than extreme-value statistics on historical data. Published before COVID-19, so it is also independent of any pandemic-recency bias.
-
[4] Center for Global Development — How Big Is the Risk of Epidemics, Really?
How Big Is the Risk of Epidemics, Really?- Statistique
In any given year, ~4.2% probability of a respiratory pandemic causing ~10 million deaths; 35% probability in a given decade; 66% probability over a 25-year period; respiratory epidemics likely to cause ~2.5 million deaths per year on average- Extrait
“"In any given year, there's a 4.2 percent probability of a respiratory pandemic causing ~10 million deaths. That amounts to a 35 percent probability in a given decade, and a 66 percent probability over a 25-year period." ”
- Données source de
- 2021-09-01
- Consulté le
- 2026-04-18 · copie archivée
- Calcul
- CGDEV's analysis synthesises multiple pandemic-frequency estimates and reports a 4.2% annual probability of a respiratory pandemic causing ~10 million deaths, amounting to a 35% probability in a given decade and a 66% probability over a 25-year period. This is higher than the Marani post-correction estimate (0.75-1%) because CGDEV uses a lower death threshold (~10 million) and incorporates the accelerating trend in zoonotic spillover. The 66% probability within 25 years is the figure most useful for the lifetime calculation. This entry uses the lower-threshold Marani/DCP figures for the central calculation and the CGDEV figures for the upper uncertainty bound.
- Indépendance
- Independent of Marani — CGDEV synthesises a broader literature and uses different modelling assumptions. Partially dependent on the Disease Control Priorities framework as one input.







